la couleur du film : non, ma fille tu n'iras pas danser

Publié le par Marie



Lena se sépare de son mari, Nigel. Elle perd aussi son emploi. Désireuse de se consacrer entièrement à ses deux enfants, Anton et Augustine, elle finit cependant par s’éloigner d’eux.

Le film pose la difficile question du choix de vie individuel, en toile de fond l’emprise envahissante d’une famille qui ne souhaite que faire son bonheur et avec laquelle Lena entretient une relation fusionnelle.

Que faire ? Vivre pour soi ? Vivre pour autrui ? Vouloir et en même temps ne pas vouloir. La sexualité épanouie des parents de Léa, couple modèle, contraste avec la vie à froid et destructurée de cette dernière.

Les hésitations nombreuses, les va et vient incessants entre le vouloir et le pouvoir traduisent peut-être la tension intérieure entre son identité de mère et de fille et son désir de vivre en tant qu’elle même.

Le vécu de Léna fait echo à une légende bretonne au sujet d’une jeune femme Katell, que son père souhaite marier. Celle-ci n’accepte de se marier qu’avec le meilleur des danseurs parmi ses prétendants. La leçon de l’histoire est qu’il faut savoir rentrer dans le rang et ne pas trop tirer sur la corde…

Pour Léna, c’est le mouvement inverse qui s’opère. La rupture lui permettra de se réconcilier avec elle-même.

 

Publicité

Publié dans arts_cinema

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article