colores floridi, colores austeri, une palette dichotomique
Pline distingue les colores floridi des colores austeri
Sunt autem colores austeri aut floridi. utrumque natura aut mixtura evenit. floridi sunt–quos dominus pingenti praestat–minium, Armenium, cinnabaris, chrysocolla, Indicum, purpurissum; ceteri austeri. ex omnibus alii nascuntur, alii fiunt. nascuntur Sinopis, rubrica, Paraetonium, Melinum, Eretria, auripigmentum; ceteri finguntur, primumque quos in metallis diximus, praeterea e vilioribus ochra, cerussa usta, sandaraca, sandyx, Syricum, atramentum.
Les couleurs sont ou sombres ou vives. Elles le sont ou par leur nature ou par leur mélange. Les couleurs vives, fournies au peintre par le maître, sont le minium, l’arménium, le cinabre, la chrysocolle, l’indigo, le pourpre. Les autres couleurs sont sombres. A quelque catégorie qu’elles appartiennent, les unes sont naturelles, les autres artificielles : la sinopis, la rubrique, le paraetonium, le mélinum, l’érétrie, l’ orpiment, sont naturelles ; les autres sont artificielles, et d’abord celles dont nous avons parlé à propos des métaux (azur, cinabre, orpiment, orobitis, sil), puis, parmi les couleurs communes, l’ocre, la céruse brûlée, la sandaraque, la sandyx, le syrique, l’atrament.
Histoire naturelle, Livre XXXV, §30, 134, 137
12ème siècle, Abbaye de Saint-Vincent le Mans
